Parc Naturel Régional Oise Pays de France
 

Culture et patrimoine

Vestiges et Troglodytes

Imaginez la vie de nos ancêtres

Menhirs, dolmens, vestiges gallo-romains, habitations troglodytes, le Parc naturel régional Oise - Pays de France conserve de nombreuses traces de ses anciens habitants. Datant du Néolithique à l’Empire gallo-romain, elles témoignent d’une activité humaine intense et souvent méconnue.

Une occupation séculaire

La plus ancienne preuve de présence humaine dans le Parc naturel régional Oise - Pays de France remonte à plus de 100 000 ans avant notre ère. S’il subsiste peu de vestiges de cette époque, le Néolithique, l’ère celtique et l’Empire gallo-romain se sont montrés plus prolixes. La ville de Senlis en est un parfait exemple avec son oppidum, ses arènes et sa muraille ainsi que la remarquable collection d’ex-voto de son Musée d’Art et d’Archéologie. Au cours de vos promenades, vous découvrirez également plusieurs menhirs et dolmens aux noms évocateurs : la Queusse de Gargantua à Borest, les Demoiselles de Rhuis ou la Pierre Longue de Bellefontaine. 

Les ruines du temple gallo-romain de la forêt d’Halatte (proche de Villers-saint-Frambourg) et l’ensemble agricole de Buffosse (Verneuil-en-Halatte) méritent également le détour.

Le Temple gallo-romain d’Ognon se situe en forêt d’Halatte. Ce temple votif de guérison fut érigé vers le milieu du Ier siècle après J.-C. Il fut fouillé entre 1873 et 1874, puis entre 1996 et 1999. De nombreux objets y ont été découverts (pièces de monnaie, ex-voto, fibules, bagues, objets de parure). Ils sont aujourd'hui exposés au Musée d'art et d'archéologie de Senlis. Tous ces objets, mais aussi des ossements d'animaux, attestent qu'il y a eu sur ce site des offrandes d'une population gallo-romaine fervente et assidue. 


(c) D. Grouard - PNR OPFDes troglodytes remarquablement préservés

Creusés dans les falaises calcaires du sud de l’Oise, les troglodytes de Saint-Maximin, Gouvieux et Creil étaient habités par des familles modestes jusqu’au XIXe siècle. Ils leur permettaient de se protéger de la chaleur en été et du froid en hiver. Progressivement abandonnés, certains d’entre eux sont aujourd’hui encore occupés tandis que d’autres ont été réaménagés pour conserver les vins locaux.  

 

Divers vestiges de châteaux racontent des bribes passionnantes de l’histoire de France.

– À Montépilloy, site stratégique posé sur une colline, dominant toute la plaine du Valois, la ruine du formidable donjon de Montépilloy (45 m de haut) se souvient encore de sa gloire passée, lorsque Jeanne d’Arc, de retour du couronnement de Charles VII à Reims, combattit les Anglais sous ses murs en 1429.

– À Verneuil, du château agrandi à la fin du XVIe sur ordre d’Henri IV pour l’une de ses maîtresses, sur les plans des plus célèbres architectes de cette époque, il ne reste plus que des vestiges. Mais dans les archives, il est considéré comme l’un des modèles majeurs de la Renaissance française.

– À Thiers-sur-Thèves, les ruines actuelles du château, encore considérables, ne sont que le pâle reflet de ce que fut ce puissant château fort, bâti de 1276 à 1283 au bord de la Thève. Il ne comportait pas moins de neuf tours, un pont-levis et une chapelle.

– À Luzarches, on peut découvrir les vestiges du château de la Motte (XIIIe siècle), les restes de l’enceinte et de cinq tours construites sur une motte féodale.