Longtemps dominés par une esthétique « à la française » privilégiant la pelouse rase et les plant, nos jardins et espaces verts offrent aujourd’hui un habitat homogène peu favorable à la vie sauvage. Pourtant, avec une surface cumulée d’un million d’hectares en France, parcs et jardins privés constituent un potentiel écologique majeur.
Un réseau écologique stratégique
En adoptant une gestion plus naturelle, ces espaces pourraient former une véritable trame de nature au cœur de nos villes et villages. Ils ont la capacité de devenir des continuités écologiques et des zones de halte essentielles pour les déplacements de la faune entre deux milieux naturels, assurant ainsi la continuité des échanges biologiques à l’échelle locale.

(Achillea millefolium)

(Aglais io)

(Erinaceus europaeus)
Une gestion communale en évolution
Le Parc naturel régional accompagne les communes dans la transition de leurs pratiques. Cette démarche inclut :
- la mise en place d’une gestion différenciée intégrant prairies fleuries et friches,
- une gestion plus naturelle des cimetières favorables à la biodiversité,
- la plantation de haies champêtres, de vergers, de plate-bande fleuries avec des espèces vivaces et nectarifères.

en bord de routes


Le rôle clé des jardins privatifs
Chaque habitant peut contribuer à la préservation de la biodiversité ordinaire et menacée par des gestes simples :
- laisser évoluer un coin en prairie, favoriser les fleurs sauvages (orties, lierre, arbustes indigènes) ;
- planter des arbres fruitiers et des haies champêtres ;
- semer des plantes nectarifères annuelles ou vivaces ;
- installer des abris (tas de bois, compost).
Ces aménagements offrent nourriture et refuge aux pollinisateurs, aux oiseaux et aux petits mammifères, transformant nos lieux de vie en véritables sanctuaires écologiques.