Dans les cimetières, la configuration reste très minérale. Accumulant la chaleur l’été et demander un temps d’entretien important. Depuis 2020, soit deux ans avant l’interdiction légale des produits phytosanitaires dans les cimetières, le Parc naturel régional accompagne les communes en proposant des études, des conseils et des aides financières pour végétaliser ces lieux. Une démarche qui bénéficie à la biodiversité, mais aussi aux visiteurs et qui réduit le temps d’entretien des agents municipaux.
Pourquoi végétaliser ?
- Pour la réduction des coûts : un projet de végétalisation réussi permet une baisse des coûts et du temps d’entretien par les agents.
- Pour la santé : renoncer aux produits phytosanitaires, c’est préserver la santé des agents et des visiteurs qui se trouvaient exposés aux produits.
- Pour la biodiversité : adapter la gestion de son cimetière, c’est accepter qu’insectes et plantes s’y développent pour rendre ce lieu plus vivant.
- Pour l’accueil des visiteurs : un cimetière fleuris offre aux visiteurs un lieux plus esthétique et apaisant, évoluant au fils des saisons.





Comment végétaliser ?
- Enherber les allées : le gazon remplace le gravier pour réduire l’entretien (tonte à la place du désherbage) ;
- Végétaliser les inter-tombes : planter des plantes vivaces dans les espaces étroits pour réduire naturellement la pousse d’herbes indésirables ;
- Pratiquer la tonte différenciée et la fauche tardive : cela favorise la venue de prairies fleuries naturelles, favorables aux pollinisateurs, sur les zones en attente ;
- Planter des arbres et haies : apporter de l’ombre et structurer le paysage ;
- Accepter la flore spontanée : laisser place aux plantes sauvages qui s’installent naturellement ;
- Améliorer l’accueil et la fonctionnalité : installer des bancs, des fontaines, des arrosoirs pour mieux accueillir le public.
Pour aller plus loin dans la végétalisation des cimetières, le Parc naturel régional peut accompagner les communes dans leurs réflexion et dans la mise en place de plan de gestion.


