Les espèces exotiques envahissantes (EEE) représentent une menace sérieuse pour la biodiversité locale. Mieux les connaître et comprendre les enjeux, c’est déjà lutter contre.
Qu’est-ce qu’une espèce exotique envahissante ?
Les espèces exotiques envahissantes (EEE) sont le plus souvent des espèces introduites par l’homme, volontairement ou accidentellement, qui se propagent rapidement et menacent les écosystèmes locaux. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), elles sont la troisième cause de l’érosion de la biodiversité dans le monde car elles rentrent en concurrence avec les espèces locales.
Ces espèces, qu’elles soient végétales ou animales, sont souvent très vigoureuses et dotées de capacités reproductives élevées. Cela leur permet d’envahir rapidement les milieux naturels et de concurrencer, voire d’éliminer, les espèces locales.
Quelles sont conséquences pour la biodiversité locale ?
Les conséquences de leur présence sont multiples : déséquilibres écologiques, perte de biodiversité, allant même jusqu’à des impacts socio-économiques et sanitaires importants.
Par exemple, le frelon à pattes jaunes (frelon asiatique) en s’attaquant aux abeilles domestiques peut mettre à mal tout un rucher et son exploitation de miel. Le moustique tigre, lui, peut transmettre des maladies tropicales.
Qui sont les intrus dans le Parc naturel régional Oise – Pays de France ?
Dans notre territoire, plusieurs espèces exotiques envahissantes ont déjà été répertoriées. Il est essentiel de savoir les reconnaître pour mieux les combattre. Voici quelques exemples :
- Arbres et arbustes : cerisier tardif, arbre à papillons (ou buddleia), rosier rugueux, rhododendron des parcs, ailante glanduleux, mahonia à feuilles de houx…
- Plantes herbacées : solidages américains, asters américains, herbe de la pampa, berce du Caucase, balsamine géante, renouées asiatiques…
- Animaux : ragondin, écrevisse de Louisiane, grenouille taureau, écureuil gris, frelon asiatique, tortue de Floride…




Ces espèces, bien que parfois esthétiques, représentent une menace pour notre écosystème. Ne vous laissez pas tromper par leur apparence attrayante : une floraison abondante ou un plumage chatoyant peuvent cacher un danger pour notre biodiversité.
Top 5 des gestes à adopter
Chacun d’entre nous peut contribuer à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes en adoptant des gestes simples.
- Ne pas planter d’espèces exotiques et préférer les végétaux : même si certaines sont encore commercialisées en jardinerie (buddleia, bambou…), évitez de les planter dans votre jardin. Préférez des essences locales, mieux adaptées à notre environnement et qui favoriseront la biodiversité locale.
- Ne pas jeter vos déchets de jardin dans la nature : les déchets végétaux peuvent contenir des graines ou des fragments de plantes invasives. Jetez-les dans les poubelles prévues à cet effet ou en déchèterie plutôt que dans la nature.
- Ne pas vider vos aquariums dans les rivières : les espèces aquatiques exotiques peuvent rapidement coloniser les milieux naturels et causer des dégâts irréversibles. Si vous devez vous débarrasser de plantes ou d’animaux d’aquarium, faites-le de manière responsable.
- Ne pas transporter de végétaux envahissants : lorsque vous voyagez ou déménagez, assurez-vous de ne pas transporter accidentellement des plantes invasives. Nettoyez vos chaussures, vos vêtements et vos équipements pour éviter la dispersion des graines.
- Signaler la présence d’espèces invasives : si vous repérez une espèce exotique envahissante dans notre territoire, signalez-la aux autorités compétentes. Votre vigilance peut aider à prévenir leur propagation avec l’organisation de chantier d’arrachage par exemple.
Ensemble, nous pouvons faire la différence et protéger notre biodiversité. En adoptant ces gestes simples, nous contribuons à préserver la richesse de notre territoire pour les générations futures.