Les abeilles sauvages

On utilise le terme « d’abeilles sauvages » en opposition à celui « d’abeilles domestiques ».
Ces dernières appartiennent à une seule espèce, l’Apis mellifera, domestiquée et élevée par les apiculteurs pour le miel qu’elles produisent. Les abeilles sauvages, dont il existe un millier d’espèces en France, vivent, pour la très grande majorité, en solitaire dans la nature et ne produisent pas de miel.

Démographie

Monde : environ 20 000 espèces
France métropolitaine : 1000 espèces
Parc naturel régional : 234 espèces (connues)

Mode de vie

Chez l’immense majorité des abeilles sauvages, il n’y a pas de colonie (sauf chez les bourdons). Les espèces sont solitaires et édifient un nid qui leur est propre.
Après la période de reproduction, qui correspond à la période d’activité et de butinage (qui dure de 3 à 6 semaines et qui peut, selon les espèces, se dérouler au printemps, en été, en automne), les abeilles adultes meurent, laissant derrière elles leur progéniture qui se développera à l’abri du nid, durant plusieurs mois, jusqu’à l’année suivante.

Menaces et statut de protection

Depuis 30 ans, en France et partout dans le monde, les populations d’abeilles sauvages (et domestiques) diminuent, en raison :

  • de la destruction des prairies, friches, landes et autres milieux fleuris,
  • de la détérioration ou raréfaction des sites nécessaires à leur reproduction (sols nus, bois mort, tiges sèches, etc.),
  • de l’usage des phytosanitaires détruisant les fleurs, ou bien affectant directement les abeilles lors des pulvérisations ou du butinage,
  • de la fauche des bords de routes et des chemins et de la gestion trop intensive (tontes trop rases et fréquentes) de nos parcs et jardins.

On estime que 40% des espèces d’abeilles sauvages sont menacées de disparition. Pour autant, il n’existe, pour l’instant, aucun statut de protection des abeilles sauvages.